Evolutions des Innovations Pédagogiques et technologiques



Notre démarche proactive de veille documentaire nous permet de nous adapter rapidement à tout changement qui survient dans l’environnement, de la formation. 

Nous procédons à la collecte, au traitement, puis à l’analyse des informations avant de les diffuser auprès de nos stagiaires et formateurs. 

Dernière vérification : Décembre 2020 - Dernière mise à jour - Novembre 2020 -- Sources https://latelierduformateur.fr/, sydologie, cnesco, fffod

Elie HADDAD

                                                          

 Président CFCT92IDF

Nos processus de formation évoluent régulièrement pour intégrer des nouvelles méthodes d'apprentissages et les dernières technologies  afin d'en tirer le meilleur parti ! Notre priorité est d'adapter l’action de formation à l’hétérogénéité des publics en favorisant la diversité des modalités pédagogiques. Nos parcours de formation sont nombreux, vous avez la possibilité de suivre la formation en e-learning, en blended learning, ou uniquement en présentiel.  Depuis le mois de mai 2020, nous proposons également aux stagiaires se trouvant dans l'impossibilité de se rendre au centre de formation de se connecter  à une "classe virtuelle" en temps réel via Zoom.


L'efficacité de la classe virtuelle

Une étude nommée "Numérique et apprentissages scolaires" publiée le 15/10/2020 par le Conseil national des systèmes scolaires fait le point sur l'utilisation du numérique dans les établissements. 


Elle pointe les inégalités d'équipement d'une ville à l'autre et une efficacité qui reste encore à démontrer.


  • En 2019, les élèves d’écoles primaires étaient en moyenne 12,5 par poste informatique.
  • Les 20% des écoliers scolarisés dans les écoles les mieux équipées disposaient d’un poste pour 3,7 élèves contre un poste informatique pour 32,9 élèves pour les 20% des élèves dans les écoles les moins bien équipées.
  • En 2019, un écolier sur quatre avait accès à la fibre dans son école. Cette proportion varie de 14 % en milieu rural à plus de 40 % dans l’agglomération parisienne.
  • 96 % des professeurs de mathématiques de collège  (et 97 % en lycée) déclarent que leurs élèves utilisent un outil numérique en classe, chaque semaine ou une ou deux fois par mois, la calculatrice comprise (Cnesco, 2019).
  • Quand on ne prend pas en compte la calculatrice, ces pratiques restent largement partagées par 75 % des professeurs de collège (et par 78 % des professeurs de lycée).
  • 43 % des élèves en France ont un niveau de performance faible ou très faible en littératie numérique.


Cette étude concerne les élèves des systèmes scolaires, mais les écoles de formation pour les adultes peuvent être également confrontées au même problématique.

Notre école de formation met tout en oeuvre pour pemettre l'utilisation du numérique par tous ses élèves, elle met à disposition de tous les élèves même ceux ayant adhéré uniquement à une formule en présentiel, une formule pour un apprentissage à distance. 
Au sein de l'école, un ordinateur est également mis à disposition des élèves.


Pour consulter le dossier de synthèse  : 

http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2020/10/Dernier-DS.pdf



Une méthode d'apprentissage collaborative : Retourner votre tableau


L'apprentissage nécessite de nouvelles méthodes et de nouveaux genres d’exercices. 


Les « tableaux tournants » est une méthode originale  efficaces d’un point de vue collaboratif car elle permet de faire travailler ensemble tous les stagiaires, sans aucune exception. Elle est essentiellement utilisée pour faire des focus sur des éléments du cours, en général liés à des notions fondamentales, celles qui nécessitent une explication plus poussée. 


Dans un premier temps, l’enseignant pose une question ou donne les éléments d’un problème à résoudre. Il peut s’agir de s’interroger sur une définition, de décrire un mécanisme ou de faire des comparaisons. Les  stagiaires se retrouvent en groupe devant un tableau  blanc / ou un suport papier. Chaque groupe dispose de son propre tableau. Il lui servira à illustrer, par un dessin ou un schéma annoté, la réponse à la question posée. 


Dès les premières minutes de l’exercice, les stagiaires commencent à retranscrire sur leur tableau tout ce qu’ils trouvent d’intéressant, tout ce qui leur semble pertinent d’illustrer pour avancer dans la résolution du problème.


Le formateur se déplace d’un groupe à l’autre pendant l’exercice. Il peut même les aider en fonction de leurs attentes. Il se met à leur disposition pour toutes sollicitations, comme par exemple celle de donner une explication face à une incompréhension, de fournir un complément d’information ou un avis.


Cette première phase du travail nécessite généralement 5 à 10 minutes. Cela dépend de la complexité de la question à laquelle il faut répondre. Au terme de ce premier temps de production, et avant même que ce travail ne soit fini, le formateur demande à chaque groupe de quitter son tableau et de s’installer devant celui de l’équipe voisine. Chaque groupe change ainsi de place et les tableaux passent d’un groupe à l’autre. C’est la première rotation.


Chacun apporte sa connaissance. Ce n’est plus uniquement le formateur qui inonde ses élèves de son savoir, un savoir parfois stagnant. Le savoir collectif est vivant. C’est cette vivacité qui fait avancer les sciences car chacun peut apporter son savoir, ce qui va donner une nouvelle vision dans les équations à résoudre. Rien n’empêche, en cas d’incompréhension, d’interroger les membres du groupe précédent puisque tout le monde reste dans la même pièce et que les interactions entre les étudiants sont recommandées.


L’exercice dure plus ou moins le même temps que pour la séquence précédente. Chaque groupe dispose ainsi de 5 à 10 nouvelles minutes pour compléter la production de son nouveau tableau. On procède ensuite à une deuxième rotation et dans les mêmes conditions. Les « tableaux tournants » continuent alors de s’enrichir mutuellement. A la fin de la dernière rotation (souvent la troisième pour éviter que l’exercice ne dure trop longtemps), chacun des groupes se retrouve devant son tableau de départ et le redécouvre tel qu’il a été complété les autres. Les cinq dernières minutes de l’exercice seront utilisées par le formateur qui demandera dans un premier temps à ses étudiants lequel des travaux ils trouvent le plus complet, le plus explicite.


Une fois le choix fait, il donnera ses dernières explications  de corriger les quelques erreurs subsistantes et d’ajouter un ou deux éléments d’importance qu’il jugera nécessaire de mentionner.


Nous utilisons cette méthode notamment lors de nos formations continues,   l’intérêt réelle est le partage des informations  l’interactivité dans le travail de groupe et avec le formateur, dès lors plus disponible pour les aider dans la recherche de documents ou par ses explications, qui les motive. 




Le mind mapping : Présenter visuellement des idées 

La carte heuristique (ou carte mentale) "mind mapping"  est très utile pour  présenter des idées visuellement sur tous types de supports et à destination de tout public. Elle facilite la compréhension et l'apprentissage.


Une carte mentale est une sorte de schéma. Elle organise visuellement les informations en reliant des idées et en approfondissant les concepts clés.


Elle commence généralement par une idée centrale et se développe à partir de celle-ci.


Les éléments qui la supportent sont liés à l’idée centrale. D’autres idées peuvent alors se développer autour de ces éléments de support et ainsi de suite.


Pour concevoir vos supports, vous pouvez utiliser des applications comme MindMeister ou tout simplement des post it sur un mur ou un tableau blanc. 


Lors des cours en présentiel, nous privilégions cette méthodologie d'apprentissage notamment pour les matières comme la gestion.


Pour vous exercez au mind mapping, vous pouvez regarder des  vidéos tutos en ligne à votre disposition (voir ci-dessous).


Aider les apprenants à assimiler et apprendre ?

Axé sur l’aide à la mémorisation, Quizlet est un site web créé à l’origine pour répondre à un besoin d’assimilation d’un nombre conséquent de mots nouveaux en langue étrangère. Il est désormais utilisé par des professeurs de disciplines variées : langues, mathématiques, lettres, ou encore histoire-géographie.



Directement accessible en ligne (https://quizlet.com/fr-fr), ce site, simple d’utilisation, ne nécessite pas de téléchargement. Il existe aussi des applications iOS et Android.


Retrouvez une aide et un descriptif complet sur le Padlet suivant : https://padlet.com/profespagn/oyfor0hep5vp

APC - Approche par les compétences , une innovation pédagogique à la mode?

  

L’Approche Par Compétence dite « APC » ou CBE (Competency-Based-Education) ou encore CBT (Competency-Based-Training) est très en vogue actuellement dans le milieu de l’éducation professionnelle : de l’insertion jusqu’aux écoles de contrat de professionnalisation et aux CFA.


L’APC n’est pas récente et  vient du milieu universitaire.

Dès le début des années 1990, des universités canadiennes et notamment québécoises ont mis en place ce type d’approche pour repenser leur modèle pédagogique de type « Approche par Programme » ou « Approche Par Discipline ».


L’approche par compétence repose d’abord sur une réécriture des référentiels de certification et de formation. La finalité d’une formation n’est plus de faire acquérir seulement des « ressources », c’est-à-dire des savoirs ou savoir faire, mais “des savoir-agir avec compétences” .




Le passage du référentiel de programme en un référentiel de compétences est une révolution . Ce qui compte, ce n’est plus faire assimiler la « discipline » telle qu’elle est organisée, mais aider l’apprenant à maîtriser les situations réelles qui font la différence dans l’exercice du métier. C’est pour cela que ces situations-problèmes sont dites situations-emblématiques, critiques ou encore authentiques.

Les antiAPC voient dans cette structuration par compétence des référentiels un biais évident. Les savoirs acquis par les apprenants peuvent devenir des savoirs en miette. Et surtout, l’Université ne transmet plus une culture, mais fait acquérir des gestes professionnels, une pratique. Elle entre dans une logique utilitariste au service de l’économie.

Les défenseurs de l’APC, quant à eux, préfèrent montrer l’aspect économique de l’apprentissage. On n’apprend les savoirs et savoir-faire qu’à condition qu’ils soient utiles. Les temps d’acquisition théorique et de mise en pratique ne sont plus séparés mais intégrés. Les va-et-vient entre théorie et pratique et pratique et théorie sont permanents. Or nous savons grâce à la didactique professionnelle que nous sommes capables de « conceptualiser dans l’action » tout autant que d’appliquer nos concepts, schèmes, théories d’action dans la situation elle-même.


Les transformations de l’APC ne se limitent pas à la seule élaboration des référentiels. C’est toute la démarche pédagogique qui est impactée.

Dans une « Approche par Discipline », la formation est bâtie autour du programme des connaissances à acquérir, traduit en objectifs pédagogiques.


Le groupe-classe progresse de façon plus ou moins homogène vers ces objectifs. Des évaluations de connaissances sont mises en place pour contrôler cette progression. Quand certains décrochent, on leur propose des actions de rattrapage ou de renforcement. Mais globalement, le formateur est là pour transmettre les connaissances qui sont au cœur de la discipline. C


L’APC est une approche personnalisée. La première étape du parcours est de positionner chaque apprenant au regard du référentiel des situations-emblématiques à maîtriser. Ensuite, un parcours personnalisé d’apprentissage lui est proposé. Il consiste pour lui à traiter chacune des situation-problèmes qu’il ne maîtrise pas encore.

L’apprenant va donc apprendre à son rythme en se mettant en situation. Avant de faire ou après avoir fait, le formateur peut lui proposer des ressources (e-learning, tutos, e-reading et même un mini cours sous forme d’explication flash si besoin), mais le principe est d’apprendre en faisant et d’acquérir des ressources seulement parce qu’elles sont nécessaires dans l’action. 


Dans l’éducation professionnelle, c’est-à-dire dans l’apprentissage d’un métier, les bénéfices sont évidents. C’est une pédagogie où l’on va droit au but. 


Pour réussir le déploiement d’une approche APC, nous avons notamment appliqué au sein de notre centre de formation les règles suivantes  :


  • Former les stagiaires à apprendre en autonomie et les accompagner dans leur autonomie via la formule e-learning


  • Elaborer pour chaque situation apprenante les fiches d’activités pédagogiques qui sont à la pédagogie APC, ce que sont les scénarios pédagogiques à la pédagogie de l’approche par programme.


  • Concevoir les situations apprenantes dans une approche multidisciplinaire où formateurs professionnels travaillent main dans la main avec les professeurs d’enseignement généraux


  • Organiser les flux pédagogiques non plus en Groupe-classe mais dans des espaces pédagogiques ouverts où l’unité de lieu, de temps et d’action n’existe plus. Chaque apprenant a son parcours à la semaine ou au mois et navigue à son rythme dans son apprentissage.
  • Conserver une dynamique collective des apprentissages en prenant soin de favoriser les apprentissages collaboratifs en situation (instruction croisée, projet collectif…).

Favoriser une dynamique collaborative : le social learning

Une étude menée, dès le milieu des années 90, par des scientifiques* sur les modes d’apprentissage dans le milieu professionnel a montré que :

  • 70% de nos apprentissages sont issus de nos expériences et pratiques de travail au quotidien,
  • 20% se font par l’intermédiaire de nos interactions informelles avec les collègues ou des interlocuteurs professionnels divers (interactions sociales)
  • 10% proviennent de formations structurées, formelles (du formateur vers les apprenants).

Nommé « 70.20.10 », ce modèle, connu de nombre de professionnels de la formation, intéresse de plus en plus d’entreprises cherchant grâce au Social Learning à encourager leur personnel à apprendre les uns des autres et à collaborer pour co-construire des savoirs, des pratiques et des compétences.


Son intérêt est le suivant : 

  • Servir à développer les compétences et les savoirs acquis sur un mode formel des apprenants en les incitant à se les réapproprier grâce au partage et à la collaboration avec les autres.
  • Aider les apprenants à constituer un environnement d’apprentissage personnel en lien direct avec leur travail, notamment par le référencement, sur la base de problématiques données, des ressources utiles trouvées sur des blogs, des forums, des sources qualifiées…
  • Il aide à constituer des communautés de pratique pour des groupes ciblés (nouvelles recrues, parties prenantes d’un projet donné, équipes opérationnelles…).
  • Il facilite la constitution de bases de données structurées à partir d’outils informels. L’utilisation de ressources collectées par le Social Learning permet de croiser des ressources très variées et participe à faire émerger des solutions concrètes, pas nécessairement appréhendées par la formation traditionnelle.


Pour plus d'informations :

 https://thinkovery.com/blog/social-learning-qu-est-ce-que-c-est-finalement/?utm_source=Newsletter+Thinkovery&utm_campaign=7fa9d67cc9-EMAIL_CAMPAIGN_Fin-DEC-smart-digital-learning&utm_medium=email&utm_term=0_51382aea38-7fa9d67cc9-211523141

Animation du Buck Institue for Education qui revient en détail sur les avantages d’une pédagogie par projets

Des pistes pour dynamiser ses méthodes de formation 


Le livret blanc mis à votre disposition par Sydologie vous permettrant de découvrir de nouveaux outils pédagogique afin de susciter davantage l'attention et la motivation des stagiaires.

Vous y retrouverez les descriptions des outils  indispensables, mais aussi nos conseils pratiques pour vous aider à les utiliser au mieux.  Chaque outil est différent et ne s'utilise pas de la même façon, ni au même moment.

Découvrez par exemple popplet pour vérifier la bonne compréhension des stagiaires,  speech, etc...

Si vous souhaitez échanger sur ce support très enrichissant, n'hésitez pas à nous solliciter.


Le digital learning : pratiques, avantages et freins





Livre blanc -  Une vision à 360° sur la réalité du Digital Learning : toutes les clés pour comprendre le digital learning


Cette étude très complète et enrichissante rassemble à la fois des travaux des chercheurs et plus de 400 témoignages d’organismes de formation, d’universités, de financeurs et de prescripteurs, quant à l’usage du numérique dans les pratiques de formation.


Elle révèle les 5 technologies numériques les plus fréquemment mobilisées, dont le e-learning, le présentiel enrichi, la classe virtuelle, les Mooc et les Spoc.

Les technologies dites « immersives » comme par exemple la réalité virtuelle, réalité augmentée, simulateurs sont utilisées par 10 % des acteurs, mais 30 % d’entre-eux prévoient de les mobiliser d’ici un an.


Par ailleurs, « 66 % des organismes de formation utilisent le digital learning dans le cadre de formations certifiantes.


Il apparait que le digital learning fonctionne aussi pour les publics éloignés de l’emploi et dans des métiers dont la formation repose sur le geste technique et la pratique.

Dans la cadre de sa démarche qualité et d'amélioration continue, notre école de formation souhaite adapter l’action de formation à l’hétérogénéité des publics en favorisant la diversité des modalités pédagogiques (vidéo de cours, cours ppt commenté, etc, visioconférence...) qui passe notamment par la digitalisation. 


Vous pouvez télécharger ce livre blanc en cliquant sur le lien suivant : http://www.fffod.org/s-informer/article/une-vision-a-360o-sur-la-realite-du-digital-learning ou me solliciter pour y avoir accès en version numérique ou papier.